Qu'est-ce que le Cerlis ?

Ce laboratoire – Centre de recherches sur les liens sociaux – de l’Université Paris Descartes, associé au CNRS, et en lien aussi organique avec l’Université Paris - 3 Sorbonne nouvelle présente quatre caractéristiques :

- Un centre « généraliste » de recherches en sciences sociales ;
- Une sociologie d’enquête ;
- Une conception théorique principale : voir le monde social « d’en bas » ;
- Un lien fort avec l’enseignement.

Un laboratoire généraliste de sciences sociales.
Cela signifie que le laboratoire n’est pas spécialisé a priori dans tel ou tel domaine. Il est vrai que le Cerlis est une re-naissance du laboratoire « Sociologie de l’éducation », fondé par Viviane Isambert-Jamati : il existe donc une tradition de sociologie de l’éducation au sein du laboratoire. Mais l’apport d’autres enseignant-e-s-chercheur-e-s et chercheur-e-s de sciences sociales et la transformation même du pôle éducation ont dégagé l’horizon, avec la famille, le travail et la consommation, la culture et l’art.

Les recherches du Cerlis sont structurées autour de six thèmes :

Il n’y a pas au sens strict d’équipe, chacun pouvant circuler en fonction de ses objets de recherches. Certains thèmes sont particulièrement ancrés dans la politique des universités. Pour l’Université Paris Descartes, « l’université des sciences de l’homme et de sa santé », les thèmes « santé », « famille et individu » et « âges de la vie » font partie des priorités du nouveau plan quadriennal. La culture et les arts constituent aussi un des axes principaux de l’Université Paris 3 – Sorbonne nouvelle.

L’adjectif « généraliste » ne traduit pas seulement la diversité des thèmes traités par les recherches. Elle exprime le souci de décloisonner les domaines de la sociologie en cherchant à échanger méthodes, concepts et résultats afin d’éviter l’enfermement de la spécialité.

Une sociologie d’enquête.
Le Cerlis est généraliste, ce qui ne doit pas être confondu avec « général ». En effet les chercheurs et les enseignants-chercheurs, membres du Cerlis, partagent un présupposé : celui de l’indispensable lien, permanent, entre la théorie et le travail empirique. Le terme « enquête » désigne ces allers et retours obligés pour que l’empirie ne soit pas seulement descriptive, mais aussi pour que les idées puissent se transformer dans cette confrontation au réel. Cette sociologie d’enquête rompt avec une division du travail au sein des sciences sociales, encore trop fréquente, entre un pôle « théorique » et un pôle à dominante empirique.

Cette vision épistémologique, commune, n’implique aucune hiérarchie au sein des méthodologies : travail quantitatif, sur corpus d’entretiens, de terrain et d’observation directe, sur archives. Des membres du Cerlis sont reconnus dans chacune de ces méthodologies.

Une vision « d’en bas ».
Même s’il y a diversité des mots et des problématiques entre nous pour désigner cette manière d’appréhender la société – sociologie de l’acteur, sociologie compréhensive, sociologie de l’individu, sociologie de la réception –, il existe un consensus pour privilégier le point de vue des individus plus que celui des institutions, ou la vision d’en bas plus que celle d’en haut. Cela nous mène à privilégier la vie ordinaire, l’expérience des individus. Cela ne nous conduit à négliger ni les conditions sociales, ni les contraintes, ni les normes qui contribuent à structurer les actions des individus. Cela ne nous interdit pas non plus d’analyser les rapports du « bas » avec le « haut », comme le souligne l’idée des médiations (par exemple culturelles) qui se sont instaurées pour gérer la question de la distance entre l'individu et l'institution.

Un lien fort avec l’enseignement.
Les enseignants-chercheurs et les chercheurs du Cerlis font le lien entre enseignement et recherche, par l’encadrement des doctorants et par leur place au sein des enseignements du département de sciences sociales, du département de sciences de l’éducation de la faculté des sciences humaines et sociales – Sorbonne de Paris Descartes, du département « médiation culturelle » de Paris 3 – Sorbonne nouvelle. Le CERLIS est notamment impliqué dans un Master (à double mention : professionnelle et recherche) de sociologie : le Master de Sociologie d’Enquête de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de l’Université Paris Descartes. Ce master est actuellement dirigé par Olivier Martin, membre du CERLIS. De nombreux membres du CERLIS y participent : François de Singly, Olivier Schwartz, Dominique Desjeux, Christophe Giraud, Elsa Ramos, Olivier Masclet, Nicolas Duvoux.

François de Singly, directeur