Cultures et Consommations,
dans leur aspect pluriel, sont les domaines choisis pour sonder les
sociétés occidentales et non-occidentales dans leur variété
et leur spécificité. Domaines aux frontières floues,
mouvantes, conflictuelles, ils offrent la possibilité d'étudier
les imbrications et les ajustement entre le matériel et l'immatériel,
l'espace publique et l'espace privé, les phénomènes
identitaires et interculturels.
> Orientations
théoriques et thèmes traités
Une manière d'analyser leur complexité
est de les considérer comme des systèmes d'action qui
ont pour dynamique la socialisation elle-même et sont des modes
de transactions autour de la nature des liens sociaux. Organisation
et format de l'offre, dispositifs de médiation et d'interdépendance
entre les acteurs, régimes et logiques de réception, processus
de recyclages, constituent les entrées d'une grille de lecture
commune à des thèmes de recherche aussi divers que les
musées et leurs publics, la mise en culture des savoirs, les
cultures professionnelles et leur patrimonialisation, les fermetures
et les déménagements, l'usage des nouvelles technologies,
les services à la mobilité, les rapports au corps et les
pratiques d'addiction, les itinéraires d'approvisionnement et
la gestion des déchets. Ils sont autant d'analyseurs des routines,
des transformations, des ruptures, que des différentes formes
de sociabilité (consensuelles, conflictuelles).
> Méthode(s)
L'activité de l'Équipe est caractérisée
par une sociologie de terrain respectueuse des échelles d'observations
et soucieuse d'explorer des pistes d'innovation méthodologique
à travers des protocoles d'enquêtes diversifiés.
Au total Cultures et Consommations apparaissent comme lieux d'une «
sociologie réflexive ».