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L'axe "Relations
professionnelles" - qui réunit sous la direction de Monique
Hirschhorn deux enseignants-chercheurs de l'Université de Paris
V, Guy Faure et Jean-Michel Morin - s'est constitué au moment
de la création du CERLIS sur la base de l'existence d'une grande
proximité entre les thèmes et les problématiques
développées par ces trois chercheurs.
Les travaux
de Monique Hirschhorn s'inscrivaient en effet pour une part dans la
sociologie des activités professionnelles et ceux de Jean-Michel
Morin ainsi que ceux de Guy Faure dans la sociologie des entreprises.
Ils relevaient donc les uns et les autres d'une sociologie
du travail prise dans son acception la plus large. Mais,
outre cette inscription dans une spécialisation de la sociologie,
ils avaient également en commun deux cadres de référence,
celui de la sociologie des organisations
et de l'interactionnisme.
L'adhésion
au CERLIS, qui a permis sur cette base la constitution d'une équipe,
a été pour ces chercheurs l'occasion de mener une réflexion
sur l'importance qu'il convenait d'accorder aux
liens sociaux dans les relations professionnelles
et sur l'insuffisance d'explications fondées sur une conception
trop étroite de la rationalité.
La relation
avec les autres axes de recherche du CERLIS, en particulier avec celui
de "Famille et vie privée", a été de
ce point de vue déterminante. Elle a conduit à s'interroger
d'un point de vue théorique sur le contenu
de l'individualisme contemporain et sur ses effets ainsi
que d'un point de vue méthodologique sur l'adéquation
des méthodes qualitatives à la saisie des objets qui avaient
été choisis.
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Bien que
l'on puisse regretter que la constitution de l'axe n'ait point débouché,
comme le souhaitaient pourtant vivement ses membres, sur des recherches
menées en commun, voire sur des recherches transversales aux
autres axes, son bilan demeure positif :
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D'abord
dans le domaine de l'enseignement et la formation à la recherche
pure et appliquée,
l'axe a en effet permis la mise en place de deux unités d'enseignement
sur les relations professionnelles, l'une en licence, l'autre en
maîtrise. Le nombre d'étudiants
inscrits en maîtrise (plus d'une cinquantaine par an) témoigne
de la réussite de cette filière de formation dans
laquelle ont été impliqués fortement les trois
chercheurs de l'axe. Elle a conduit une partie des étudiants
au DEA et à la thèse, une autre au DESS, d'autres
enfin directement à la vie professionnelle.
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Ensuite
en termes de recherche.
Il suffit pour s'en rendre compte
de reprendre le contenu des celles qui sont terminées ou
en cours. Les membres de l'axe ont donné par le choix de
leurs objets et de leurs problématiques un sens encore plus
fort à leur appartenance au laboratoire. La thématique
des liens sociaux dans les relations professionnelles qui avait
justifié leur rattachement est devenue tout à fait
centrale. Cela est particulièrement net pour la recherche
de Monique Hirschhorn sur la sociologie de la confiance. Certains
auteurs ne sont-ils pas allés jusqu'à faire de la
confiance un "lubrifiant social" sans lequel les
relations sociales seraient impossibles. Mais c'est aussi le cas
pour les travaux de Jean-Michel Morin et particulièrement
pour ceux sur les modes de gestion des ressources humaines dans
le secteur bancaire ou sur la formation au commandement dans la
marine. Ils posent en effet la difficile question de savoir comment
rendre compatible des liens sociaux satisfaisants et l'efficacité
de l'action. Enfin, les recherches de Guy Faure qui font de lui
sur le plan international un des spécialistes de la négociation
renvoient directement à la question de savoir comment développer
et maintenir dans des contextes interculturels le minimum de liens
sociaux sans lesquels il est impossible de négocier véritablement.
Il est donc
indéniable que l'axe a une forte cohérence qui s'exprime
également dans les sujets de thèse des étudiants,
qu'il s'agisse de l'évolution de l'amitié comme forme
de sociabilité ou de celle de la relation médecin-malade
dans le cadre de la médecine générale.
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Les recherches à
venir de l'équipe "Relations professionnelles" se situent
au moins pour deux de ses membres dans le strict prolongement de leurs
travaux antérieurs. Guy Faure,
profitant de la dimension synchronique à laquelle ses missions
successives en Chine lui permettent d'accéder, va examiner ce
qu'il advient des joint-ventures dont il avait analysé la constitution.
Il pourra ainsi tester la pertinence de son modèle sur les phases
de renégociation qu'implique inévitablement l'évolution
de ces structures. Jean-Michel Morin
garde comme objet central les relations professionnelles,
mais cette fois-ci met une plus grande insistance sur la question de
l'autorité, de la hiérarchie, et de la pertinence des
outils de gestion.
Cette continuité
ne se retrouve pas en revanche dans les travaux de
Monique Hirschhorn puisqu'elle
passe d'une sociologie de la confiance à une sociologie de la
ville comme forme sociale. N'y a-t-il pas dans ce cas rupture avec l'objet
même de l'équipe : les relations professionnelles ? La
question se posait déjà, il est vrai, pour la sociologie
de la confiance, mais on pouvait montrer que les relations professionnelles
y tenaient une place importante. Cela semble de toute évidence
plus difficile lorsqu'il s'agit de la ville, même si les relations
professionnelles y sont aussi présentes, ne serait-ce qu'à
travers la place de l'activité commerciale.
Toutefois,
à ce constat qui pose le problème du maintien de la cohérence
de l'axe, on peut apporter deux réponses. La première
est que cette rupture avec la thématique ne relève pas
d'un choix délibéré, il est simplement lié
à la saisie d'une opportunité (celle de la délégation
de Monique Hirschhorn auprès de l'Université palestinienne
de Jérusalem et de son rattachement au Centre d'études
sur Jérusalem). Il ne constitue donc pas la manifestation d'un
changement définitif de thématique. La seconde est que
l'interrogation sur les liens sociaux qui a justifié et motivé
le rattachement au laboratoire, demeure très forte : la problématique
de la ville comme forme sociale renvoyant nécessairement à
"l'urbanité", à la manifestation de liens sociaux,
spécifiques à la vie urbaine.
De
plus l'expérience montre qu'il est possible, même à
distance, de maintenir les échanges et que la présence
de membres de l'équipe (chercheurs et doctorants) sur des terrains
étrangers (la Chine, la Palestine, la Tunisie, l'Afrique,
l'Angleterre), constitue au contraire un facteur de dynamisme collectif.
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MEMBRES
PERMANENTS :
Monique Hischhorn, PR Paris
Descartes
Béatrice
Appay, CR1, HDR, CNRS
Paris Descartes
Olivier
Masclet, MC
Paris Descartes
Jean-Michel
Morin, MC Paris
Descartes
Anne
Monjaret, CR1, CNRS Paris
Descartes
Olivier Schwartz, PR Paris
Descartes
AUTRES MEMBRES :
Viviane Chatel, post-doc
Francine
Fourmaux, docteure CDD
Séverine
Misset, doctorante
Laïla
Salah-Eddine, doctorante
Hervé Thomas, docteur CDD
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