Guillaume Macher

Adresse électronique : guillaume.macher@etu.univ-paris5.fr

 



Doctorant sous la direction de François de Singly
CIFRE à la Ville de Paris - Mission "familles" de la Direction des familles et de la petite enfance


Principaux thèmes de recherche :

• Construction identitaire et individualisation
• Ville et individu


Dernières publications :
Macher (2010), « L’adolescence, une chance pour la ville », Paris, Les carnets de l’info, 264 pages

Interventions en colloques ou séminaires : 
• La « redéfinition de la famille » par les adolescents de familles désunies, AFS, Congrès 2009
• Quelle adolescence pour quelle jeunesse ?, La jeunesse n’est-elle qu’un mot ?, Cerisy, 2009
• La construction identitaire des enfants de familles désunies, Société Suisse de Sociologie, Congrès 2009


Dernières actions de diffusion de la recherche : 
• Emission Allée de l’enfance, Cap Canal
 

Enseignement :

Université Paris Descartes – Licence 2 : Méthodes et Techniques d’enquête
Université du Havre – 2è année IUT Carrières sociales : Sociologie de la famille
Collège Louise Michel (Clichy-sous-Bois) – 3è SEGPA : Initiation à la sociologie

Vie universitaire
Membre élu de l'Ecole Doctorale 180

 


• 2006 - 2007 Paris V – René Descartes
M2R « Sociologie des sociétés contemporaines »
2003 - 2004 Paris I – Panthéon-Sorbonne
DESS « Economie de l’aménagement et du développement local »
1999 - 2003 IPAG - Institut de Préparation à l’Administration et la Gestion - Paris
Diplôme de gestion - Spécialisation en « création/gestion de PME »


Projet de thèse

L’individualisation des adolescents dans les familles recomposées à Paris

Plus systématiquement qu’une autre, la famille recomposée est « relationnelle »(1) puisqu’elle n’est pas principalement légitimée par des liens de parenté entre ses membres. En outre, elle offre à l’adolescent des possibilités de négociation probablement plus grandes que les autres formes familiales, dans le sens où celui-ci peut faire valoir ses arguments auprès de son père et de sa mère et placer ses parents « en concurrence » pour répondre à sa demande.
Par ailleurs, la distance géographique qui sépare les domiciles des deux parents favorise probablement les possibilités de « s’échapper » pour l’adolescent.
La famille recomposée présente donc, a priori, des caractéristiques favorables à l’individualisation des adolescents. Néanmoins, cette potentialité « autonomisante » ne va pas de soi et demande à être actualisée. La recomposition familiale est simultanément génératrice de troubles et d’instabilité pour l’adolescent : la relation au beau-parent reste le plus souvent problématique(2) si bien que l’adolescent peut éprouver quelques difficultés à se sentir en toutes circonstances « chez lui » au sein du domicile de ses parents ; l’éloignement des domiciles parentaux est susceptible d’affecter ses relations amicales et de remettre en cause la pratique de ses activités extra-scolaires (impossibilité d’adhérer à deux clubs sportifs en même temps, de suivre des cours de musique dans deux structures différentes, ...). Il apparaît que si la mobilité n’est pas « pensée », si elle se limite à une obligation pour l’enfant de faire des allers-retours entre les domiciles de ses parents, ses conséquences seront délétères pour la construction identitaire de l’adolescent. Et pourtant, « la mobilité constitue [pour les jeunes] leur mode particulier d’appréhension et de reconstruction de leurs espaces de vie et de leurs identités »(3). En définitive, la recomposition familiale affecte manifestement l’individualisation des adolescents à plusieurs titres, et il convient de vérifier auprès des adolescents eux-mêmes la nature véritable de ces incidences.


(1) Singly de F. ( 2005), Sociologie de la famille contemporaine, Armand Colin, paris
(2) Cadolle S. (2001), « La beau-parentalité : le point de vue des enfants », in Le lien familial, Singly de F. et Mesure S. (dir), PUF, Paris
(3) Le Breton E. (2005), Bouger pour s’en sortir – Mobilité quotidienne et intégration sociale, Armand Colin, Paris

Réponse à un appel d’offre de la Ville de Paris sous la direction de François de Singly et d’Elsa Ramos

 

J’ai travaillé pendant deux ans et demi comme consultant en développement local dans un cabinet de conseil de la région parisienne. Petite publication dans ce domaine :
Pour une économie de la connaissance locale, 2006, Les Annales de la Recherche Urbaine, n°101, DGUHC
Avant cela, j’avais ouvert un magasin d’objets d’art dans le quartier d’antiquaires du Village Suisse.